Qu'est ce qu'un comportementaliste animalier

«  Le comportementaliste animalier est le spécialiste de la relation et de l’influence que l’Homme exerce sur l’animal et inversement. 

Son objectif est de venir arranger une situation qui s’est détériorée et il va aider à rétablir une relation harmonieuse dans le respect de la nature de chacun.»

Le comportementaliste équin n’est ni un « expert » du cheval, ni un spécialiste de l’humain,
ni un éthologue scientifique.

Il doit avoir toutes ces compétences !

 

 Les compétences d'un bon comportementaliste équin :

  • Observer et reconnaitre les points clefs de la problématique rencontrée entre le cavalier et le cheval
  • Poser les bonnes questions et emmener la personne à être à l’écoute des solutions !
  • Avoir une « lecture » juste du cheval et de son environnement
  • Tester et effectuer des soins énergétiques au cheval et au cavalier
  • Expertiser la gestion des comportements déviants du cheval  en renforcement positif
  • Désamorcer les systèmes émotionnels pathogènes de l’humain en lien avec la problématique
  • Etablir un diagnostic et proposer un programme de séances cohérant et efficace
  • Exploiter ses connaissances en éthologie équine et en psychologie comportementale animale
  • Travailler toujours en partenariat avec un vétérinaire, et autres thérapeutes spécialisés sur la santé du cheval
  • Vérifier l’état et le réglage du harnachement et être cavalier, s’il veut gérer une problématique monté
  • Savoir faire une communication animale
  • Savoir faire un traitement de fond aux fleurs du Dr Bach ou homéopathique pour le cheval et son cavalier

Extrait  du livre « Comportementaliste équin – Innovation »

 

Qu’est ce que l’équitation éthologique ?

« Elle est issue des « chuchoteurs » américains.
Le film « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » avec Robert Redford illustre le sujet de ce qu’est un « horse whisperer ».

A cette époque, quelques Français se rendirent  aux états Unis pour observer, et se former avec ces premiers « chuchoteurs » ou « horse man ship ».

Leur entrainement repose sur l’observation du cheval dans son milieu naturel pour qu’ainsi l’humain devienne le référent du cheval.

Cette méthode est le point de départ des études comportementales qui se sont développées.

Aujourd’hui ce mode de fonctionnement est largement dépassé car ce domaine à beaucoup progressé depuis.

Des exercices dans le rond de longe, ou dans la carrière, consistent à faire bouger le cheval, pour qu’il vous suive mieux ensuite.

On peut aussi le stimuler avec un stick pour qu’il avance, relâcher dès qu’il le fait, ou encore mettre de l’inconfort s’il résiste.

Ce ne sont aujourd’hui plus des méthodes d’actualités dans la gestion des comportements déviants.
(Même si elles fonctionnent, elles soumettent l’animal).

En technique de ré-éducation, nous appelons cela de la motivation d’évitement, la motivation du cheval à « obéir » va être d’éviter votre punition positive (pression) suivit d’un renforcement négatif (relâche ou se relâcher).

J’entends bien que cet apprentissage là est la base de notre équitation.

Si le cavalier est « centré et aligné », qu’il à de la justesse dans ces demandes et que le cheval est émotionnellement stable, alors d’accord.

Je veux parler ici du cheval inquiet, fâché ou contrarié.

Le cheval qui « tire au renard », le cheval qui n'aime pas être sanglé, qui ne se laisse pas attraper au pré, qui  fait des écarts, des demi-tours, le cheval qui vous « prend la main », qui se cabre, le cheval tendu, fuyant ou inhibé dans le travail, celui qui embarque mal, voire pas du tout !

Etant donné que les techniques ont beaucoup évoluées, on  peut aujourd’hui modifier positivement l’état intérieur de ces chevaux rétifs *.

On obtient de la motivation, et on, peut même débourrer un poulain tout à fait sereinement en utilisant des méthodes plus avancée que dans les années 2000. (voir articles mensuel de « cheval Pratique » 2017)

Ces méthodes sont reconnues par la science actuellement.

Ces méthodes d’apprentissages sont basées sur la motivation à recevoir des récompenses, la récompense étant tout ce que le cheval aime en passant par la nourriture, les gratouilles, les copains, le pré, …(renforcement positif)

Nous entrons dans une nouvelle ère… !

 
*Rétif : Qui s'arrête ou recule au lieu d'avancer et refuse opiniâtrement d'obéir. 

Extrait du livre « Comportementaliste équin – Innovation »

 

Qu’est ce que « l’éthologie scientifique » ?

« L’éthologie scientifique  joue une part importante dans l’évolution de ces approches comportementales.
Lorsque le courant américain est arrivé en France dans les années 2000 et que la fédération, croyant bien faire, a donné le nom « d’éthologue » aux « chuchoteurs » français, les éthologues scientifiques  se sont manifestés afin de revendiquer leur diplôme.

Effectivement, d’après Campan et Scapini (2002), l’éthologie est l’étude du comportement dans toutes ses manifestations et à tous les niveaux, de la cellule à l’organisme entier jusqu’aux sociétés animale.

Cette science va donc s’intéresser aux comportements des animaux, y compris de l’homme. Il peut ainsi s’agir d’animaux sauvages ou domestiques, en milieux naturels, en captivité ou en conditions de test. Ce sont des études dites objectives et scientifiques. 

Un éthologue équin est un scientifique qui a fait entre 5 et 8 années d’études, il est soit chercheur (comme Léa Lansade ou Claire Neveu), soit il fait de la vulgarisation scientifique (comme Hélène Roche).

L’éthologie est une discipline dont l’essor est assez récent. Depuis le début des années 1980, les travaux se sont diversifiés pour s’intéresser au cheval domestique. Les expérimentations se sont multipliées afin de mieux le connaitre dans son environnement.

Les éthologues scientifiques apportent donc des informations intéressantes et primordiales sur les contraintes de la domestication, les conditions de vie idéales pour le bien-être animal, les stéréotypes d’écuries, l’alimentation ….. »

Extrait du livre « comportementaliste équin – Innovation »